Un moteur de succession : l'intérêt d'utiliser l'assurance vie pour préparer sa succession est principalement fiscale, puisque le versement des fonds au décès du titulaire est hors des droits de succession dans la limite d'un capital de 152 000 €. Au-delà de ce plafond, l'article 990-I du Code général des impôts soumet ce contrat à une taxation forfaire de 20 %. En outre, l'article 757-B du CGI impose les primes versées par un titulaire âgé de plus de 70 ans effectués depuis le 20 novembre 1991, si celles-ci dépassent la somme de 30 500 €.
Un outil de donation: Habituellement, le titulaire se désigne comme bénéficiaire du contrat en cas de vie, c'est-à-dire comme bénéficiaire au jour de la retraite. La chose est logique et fait de l'assurance un contrat d'épargne retraite. Mais le bénéficiaire peut également désigner un tiers comme bénéficiaire, même en cas de vie au jour de la retraite. De la même manière que pour la succession, il s'agit alors d'une donation hors droit de donation, non taxée en deçà des 152 000 € de l'article 990-I.
Une fiscalité avantageuse : D'une part, les produits et les intérêts capitalisés au contrat sont hors imposition durant toute la vie du contrat. D'autre part,au bout de huit ans, les rachats et retraits effectués sur le contrat sont exonérés d'impôt.
Cependant, les retraits effectués pendant les quatre premières années sont taxés à hauteur de 35 % et de la cinquième à la huitième année à 15 %. Quoi qu'il en soit, tout retrait, même après huit ans, reste soumis aux prélèvements sociaux de 12,1 %.
Les plus values sont quant à elles taxées à hauteur de 7,5 % à la sortie du contrat, contre les 27 % du droit commun. En outre, cette imposition ne concerne que les intérêts capitalisés à compter du 1 janvier 1998, sur tous les contrats pour les versements effectués à partir du 26 septembre 1997. Cette fiscalité s'applique après un abattement annuel de 4600 € pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple marié. Donc en jouant astucieusement de ce plafond annuel de 4600 € de retrait, il est possible d'échapper au 7,5 % d'imposition pour tout retrait ou rente pendant votre retraite.
| Âge du contrat | Taux |
Abattement |
| Moins de 4 ans | 35 % |
(aucun) |
| Entre 4 à 8 ans | 15 % |
(aucun) |
| Plus de 8 ans | 7,5 % |
4600 € par an (9200 € pour un couple marié) |
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Remarque : un contrat souscrit avant le 1er janvier 1983 n'est pas soumis à cette imposition. Il en va de même si le retrait du capital épargné est dû à un licenciement, une mise en retraite anticipée, une invalidité ou une cessation d'activité non salariée dans le cadre d'une liquidation judiciaire. Les différents acteurs :
Les différents contrats :
Les frais :
Les frais que l'on trouve habituellement dans un contrat d'assurance vie sont souvent exprimés en pourcentage des sommes investies et peuvent être :
Des frais de gestion, payés annuellement sur les sommes en compte.
Le Régime fiscal
Mais le souscripteur peut opter pour le prélèvement libératoire forfaitaire, de 35% les quatre premières années, 15% entre quatre et huit ans, et 7,5% au-delà. Sur ces 7,5%, il existe un abattement sur les intérêts de 9200 € pour un couple et 4600 € pour un célibataire.
Les 12,1 % de prélèvements sociaux sont pris sur le rendement annuel pour les contrats en euros ou lors des retraits pour les multisupports.
Passé les 70 ans de l'assuré, les primes sont imposées aux droits de succession, selon le lien de parenté entre le bénéficiaire et l'assuré, après un abattement de 30 500 € tous contrats confondus. Les intérêts sont exonérés.
Dans tous les cas, les prélèvements sociaux ne sont pas dus sur le capital décès.
Attention :Ne pas confondre avec l'assurance décès
L'assurance décès est juridiquement une assurance vie, mais elle ne fonctionne qu'en cas de décès. On y cotise pour qu'un capital fixé à la souscription soit versé au(x) bénéficiaire(s) en cas de décès. Il s'agit d'un acte de prévoyance, nullement d'épargne.
A savoir
Les conditions générales doivent indiquer le type de contrat souscrit et les frais prélevés, les conditions particulières la répartition de l'épargne et les bénéficiaires en cas de décès. L'existence d'un abattement permet d'échapper souvent à l'impôt après huit ans.
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